Le choix

29oct09

Vous avez le choix… Entre la sérénité d’esprit, et votre libido. Vous prenez quoi?


L’automne qui arrive. Les feuilles de la métropole, contrairement au reste du Québec, ne prennent presque pas de couleur avant de mourir, c’est déprimant. Vert, brun, morte. La grisaille arrive plus vite ici, et mes états mélancolique aussi. Je ressors mes foulards, manteau d’hiver et autre panoplie vestimentaire. Je ressors aussi mes disques de jazz, tous. Ella, Duke, Frank, Nina et Madeleine résonnent dans ma tête à chaque feuilles que l’arbre devant mes gigantesques fenêtres perd. Tranquillement, mais surement, la grisaille s’installe. Mais pas le doute.

Non, c’était un soir de semaine, pas très tard. Le soleil se couche timidement, comme pour s’excuser de quitter plus vite qu’avant nos vie, et j’entre dans ce grand espace au murs de brique rouge et fenêtres immenses. Quand j’ai tourné la tête vers ma gauche, elle y était. Dos aux fenêtre, face à un micro. Ses cheveux avaient pris de la longueur, par la magie du monde moderne et elle poussait des notes de chanson française aux accents jazzé… Puis mon monde c’est mis à basculer.

Vous ne me ferez rien dire de plus (bien pensé, mais meilleur chance la prochaine fois).

Mais je peux dire au moins que, enfin, le doute arrête de grandir. Il y est toujours. Mais il se stabilise. L’automne à deux s’annonce plus agréable, soudainement, pour une raison obscure teinté de Fais-moi mal, Johnny, j’ai un peu plus la force d’attendre l’hiver.


Soleil

17sept09

J’ai toujours adoré l’automne pour être célibataire. Allez savoir. Je me morfond toujours de vouloir de la chaleur, mais au contraire, j’adore être seul l’automne. Mais cette année, je ne le serai pas. En tout cas… Plus le temps passe, moins je le suis. Encore quelque fois, je doute. Mais moins souvent. Mais tout de même. Vous voyez?

Des grosses crises de doute qui te donnent envie de tout balancer par la fenêtre?

Puis je me dis de prendre sur moi. Si je n’ai rien balancer, c’est que je ne devais pas le faire. Et ma foi, j’ai quelqu’un qui m’accepte comme je suis, avec mes hauts et mes bas. Qui prends ce que j’ai à donner, et qui ne rechigne pas [trop] pour ce que je ne donne pas. Ça mérite encore un peu plus de prendre sur moi, et voir si réellement je peux passer par dessus le peu qui m’énerve chez elle.

Mais l’automne approche. Et j’ai peur qu’une personne à mon bras vienne gâcher mes moments sous les feuilles mortes [se ramassent à la pelle, les souvenirs et les regrets aussi, merci Jacques], c’est comme ça. J’aimerais donc être célibataire par phase. L’été parce qu’il fait trop chaud, je supporte mal les gens proche de moi. L’automne parce que… Parce que c’est comme ça. Puis, à la première neige, avoir quelqu’un dans mes bras (une paranoïa vieille de Mathusalem, rapporté à l’échelle de ma vie, un jour, je vous raconterai peut-être), jusqu’au début de l’été, quand ça commence à être trop chaud.

Alors je me sauve. Sous le soleil. Musique, feuilles blanches, crayons plombs. Alcool, temps libre, temps morts. Laisser passer le temps pour prendre mon temps d’avoir du temps à pouvoir perdre mon temps, et essayer de vivre un peu à contretemps [merci Françoise! C'est un spécial dédicace ce soir]. Histoire de penser, remettre les pensées à l’ordre du jour, et revenir un peu le vague à l’âme (oserais-je dire que se sera dans l’air du temps?), avoir l’espérance d’avoir enfin régler mes doutes… Je vous ai dit que je doutais? Hum… J’essaie de me souvenir… Je crois que même célibataire, je n’ai jamais été seul aussi longtemps que mes prochaines vacances.

Ça me fait peur.


J’aimerais ça vous dire que le fait qu’officiellement, plus aucune de mes ex se retrouve sans enfants, pis que l’été emmène vraiment son lot de trop de mariages partout, pis toute, pis toute… Que ça me touche pas, mais tsé…

… en tout cas.


À la minute que tu dis à l’univers que tu as quelqu’un dans ta vie, toutes les anciennes histoires reviennent. La première date de ce blog, que je rencontre dans un festival de cinéma; la folle à la webcam qui m’a demandée en mariage, qui m’a envoyé un demande de gangbang via Facebook; la petite taquine qui part en vacance avec son daddy; l‘agace qui m’envoie des messages à répétition pour que j’aille pimenter ses soirées; Miss Vipère, maintenant en couple, qui pose toujours des mines; une autre date infructueuse qui ressort de l’ombre; même cette possible reprise de dossier d’antan, qui déclare « que bizarrement, elle s’ennuie de moi ».

C’est vraiment une constante de l’univers non? À chaque fois qu’une personne sors du marché des agents libres, tous ces fantômes ressortent. Pour tester mes convictions? Peut-être. Ça donne plein d’amour, c’est gentil, mais d’un autre côté… Oui, ça teste mes convictions. Ce n’est pas parce que je m’essaie sur l’engagement que je ‘ai pas perdu ma sacro-sainte peur du dit engagement.

Et là, j’ai peur de flancher, et de rompre mes engagement.

Vous ai-je déjà dit que j’étais un grand peureux de nature?


Dans le fond…

26juil09

Dans le fond, j’adorerais vous donner des nouvelles, afin de vous contenter. Mais j’ai une vie active, remplie, et je suis vraiment fatiguer.

… c’est vraiment fatiguant, rencontrer sa belle-mère pour la première fois!

(hein ? quoi? oui oui, vous avez bien lu… ! C’est plus complexe que vous ne vous l’imaginez par contre!)


Brève

06juil09

C’est un fait: je trouve affreusement sexy une dame sur sa mobilette, avec son casque et son foulard au vent.

(Oui, je sais, je vous manque…)


Je n’ai pas vraiment accès au net, le temps fil, pas le temps d’écrire réellement. Mais il y à développement, quelqu’un qui perce tranquillement ma coquille et qui ravivre encore plus mon syndrôme, tout en donnant envie de se laisser aller. Il y aura résumé, promis. Une fois emménagé dans mon nouveau chez moi, une fois l’internet rebranché… Il y aura certainement encore plus de trucs à raconter, certainement…


Dernièrement, après la date infructueuse tel que racontée dans le dernier article, j’ai eu un contact avec une autre charmante personne. Ce contact, qui est toujours au niveau du virtuel, risque bien d’y rester. Elle est magnifique, intelligente, il y a des intérêts communs et tout, mais depuis 2 jours elle est… Désintéressé. Au départ, c’était courriel par dessus courriel, nous avions toujours quelque chose à dire, à se relancer. Puis, soudainement, plus rien. Les efforts de discutions ne se font plus que de mon côté, j’ai l’impression de garder ma chance sous respirateur artificiel, et à un prix énorme en énergie. Je ne sais pas pourquoi je me bats autant pour essayer de garder cette chance vivante.. Certainement parce que j’avais, et j’ai toujours, un excellent feeling de cette personne.

Avant de m’endormir la nuit dernière, j’ai essayé de pousser plus loin la réflexion. Puis, j’en suis venu à la conclusion que chaque femme avec qui j’ai été en amour, ou du moins le sentiment qui s’y rapproche le plus, ont tous été de superbe femmes. Magnifique femmes. Puis, l’évolution de ma pensée m’a emmené à me rendre compte d’une chose: chacune de mes ex copines sont des femmes exceptionnelle. Non pas parce qu’elle m’ont eu dans le vie (merci d’y avoir pensé!), mais par elle-même. Les plus belle femmes, les plus intelligence, les plus drôle, les plus “plus”, que j’ai voulu avoir dans ma vie, avec moi, je les ai eu. Et je ne suis pas le plus beau, le plus intelligent, le plus drôle ni le plus plus. Je me souviens même d’avoir entendu, au cégep, le commentaire que moi et ma copine de l’époque étions “la Belle et la Bête”… Littéralement. Puis ce matin, une de mes ex, mais pas la Belle, m’ajoute sous Facebook, comme ça, sans raisons, comme pour me montrer à quel point j’ai raison…

Dans le métro ce matin, mon shake à la main, je me demandais… Qu’est-ce que j’ai perdu, dans les dernières années? Je ne semble plus en mesure d’attirer, ou à la limite simplement de garder, près de moi celles qui me font vraiment flipper (pour les bonnes raisons). En quoi donc suis-je devenu si différent, que je ne peux plus attirer une femme qui me plait assez pour que je veuille faire un bout de chemin dans la vie avec elle? Je sais que je suis blasé des relations, mais la moindre personne qui me fait poindre une chance de bonheur à deux me fait grimper sur des nuages (et du coup, je retombe de plus haut à chaque fois)!

Je ne regrette pas mon passé, ni ce que je suis aujourd’hui. Mais si je pouvais comprendre ce que j’ai perdu en chemin, afin de mettre un peu plus d’espoir relationnel dans ma vie…


Alors, cette date me dites-vous? Longue histoire…

La dame est d’une beauté impeccable, habillée d’un chic intense et elle à un dos à m’en faire rêver (elle à un joli décolleté dans le dos avec sa pièce de vêtement, j’ai pu vérifier). Une intelligence à tout casser et une sensibilité artistique bien présente. Elle est sportive, à voyagé dans le monde et sait totalement ce qu’elle veut. Dès le premier regard par contre, il y a un petit quelque chose. Une gêne de sa parc, elle est clairement timide, rien de bien grave que je me dis, c’est normal la timidité. Mais plus le temps avance, plus la timidité ce confirme. Puis des petits trucs comme… Bah, elle m’écoute pas vraiment de musique. Puis, nous venons de mondes totalement différents. Certes, des petits points anodins, mais quand même. Je ne vois pas réellement faire ma vie avec quelqu’un d’aussi timide. Cependant, j’ai apprécié énormément sa présence, son intelligence et sa beauté. Assez pour que je me dise que, finalement, malgré la première impression, elle ne me laisse pas indifférente. Je lui ai donc envoyé un courriel le soir même pour lui dire que, si jamais elle en avait envie, que nous pouvions répéter la soirée…

Aucune réponse depuis. Et ça tue toute l’envie que j’aurais voulu y mettre. Merde, pourquoi quelqu’un qui à tant vu dans sa vie, qui est intelligent et mature, n’arrive pas à simplement retourner un petit courriel pour dire « merci pour la soirée, mais moi, j’arrêterais ça là »? Même un gros « t’es un nul, laid et con » aurait été plus agréable que le silence je crois. Ça me turn off impossible les gens qui n’arrivent pas à mettre leur culottes, vraiment!

Alors voilà, malheureusement, dossier clos.

*****

Mis à part cette dernière date, j’ai été très calmes dans les dernières semaines. Sans parler de grève, disons que je prends une pause. Une pause des idées de relations, amicales, amoureuses et sexuelles. Je me recentre sur moi-même, et j’apprécie énormément le sentiment que j’en retire: une conviction moins importante du fait que je ne peux m’endurer moi-même. Je ne peux certainement pas passer ma vie seul, j’en serai incapable, cependant… Je suis un meilleur solitaire que je ne l’aurai cru, et je vis que cela était bon, pour paraphraser une vedette bien connu de ce monde.

J’ai découvert cependant une manie nouvelle depuis le début de cette période de pause. Mes frais de dépense de DVD ont augmenter de façon exponentielles. Je déteste louer, alors j’achète, mais dans un soucis d’économie salvateur, je fais tout les clubs vidéo et pawn shops du coin un minimum de 4 fois par semaine afin de dénicher les films qui pourraient me donner envie. Encore ce soir, je reviens avec 3 films. Mon étagère de rangement est pleine, je commence une pile adjaçante sur le côté. À ce rythme, je vais partir mon propre truc de location d’ici peu…

Je me trouvais pathétique dans mon encroûtisme de vieux garçon avec mes films quand, en arrivant à la maison, j’aperçois mes nouveaux voisins de pallier. Probablement étudiants, mon âge je dirais, le mec à une copine très jolie et… Il a passé la journée à boire de la bière, en bedaine, chapeau de cow-boy, les pieds sur la balustrade à écouter de la musique très forte. Du coup… Je me suis mis à aimer mes habitudes. Fort de ce sentiment, j’ai regardé vers le bas, en direction de l’appartement de mes voisins et…

Rien. On ne peut rien voir. Ils ont barricadé TOUTES les fenêtres, de couvertures, rideaux et autres. Ils se sont enfermés dans le noir le plus complet, à l’abris des regards indiscrets. J’entends même de la musique techno, juste assez fort pour camoufler peu importe quel autre sons. Je vous le jure, mon esprit roule à 100 miles à l’heure. J’en ai vu des folies dans ma vie et… J’ai bien envie d’aller cogner, juste pour voir qu’elle est leur perversité commune. Est-ce bien normal? Est-ce pire que j’ai jamais vu dans ma vie? Est-ce que je peux regarder?

Plein de questions, qui resteront sans réponses…